| La construction principale est composée de trois longues murailles parallèles, constituant un complexe de forme éliptique, soutenu par d’énormes murailles qui, à leur tour, soutiennent plusieurs habitations (pièces ou demeures) de forme circulaire.
La forteresse a trois entrées.
La principale est un corridor qui monte grâce à un escalier, vers la partie supérieure. Vu que les murs sont hauts et difíciles à escalader, ces portes pourraient paraître le chemin logique pour un ennemi qui viendrait pour attaquer l’endroit.
Une fois l’ennemi à l’intérieur, il pourrait étre anihilé depuis la partie supérieure. Les ennemis pourraient découvrir un peu tard que ce passage s’étrecit à son extrémité supérieure, où seulement une personne de front peut accéder à l’intérieur de la ville.
A la gauche de l’entrée étroite, l’on peut apprécier un une tour fortifiée de 5,5 m. de haut., avec des murs très bien travaillés et se détachant à sa base, un visage sculpté dans la pierre.
Kuelap réserve beaucoup de surprises telles que le mystérieux “tintero”; une structure qui défie les lois de la gravité. Beaucoup croient que ce fut un mystérieux oracle avec lequel le shaman pouvait prédire les évènements futurs.
A l’intérieur, les demeures furent groupées en files, face à un patio central, formant un passage irrégulier. Dans quelques cas, les plateformes qui supportent les logis, présentent une décoration géométrique singulière (losanges variés ou concentriques).
Dans toute la forteresse, le sol était en terre. Les maisons étaient spacieuses et avec des greniers à l’intérieur. En général, elles avaient 8 m. de diamètre et les murs atteignaient une hauteur de 4 m.
Leurs toits de paille étaient assez inclinés et hauts, dû aux fortes pluies qu’ils devaient supporter. Il est curieux de voir que dans la forteresse, l’on put concevoir un ingénieux système de drénage qui, à son tour, permettait l’approvisionnement en eau.
Dans les excavations réalisées, furent découvertes des centaines de sépultures à la base des grandes murailles et dans les demeures. Quelques érudits soutiennent l’hypothèse qu’il s’agissait d’une ville cimetière, où les vivants ne voulurent pas s’éloigner de leur morts.
Selon ce que l’on peut observer de cette époque, il y eût un ensemble varié de communautés avec une même tradition culturelle, mais à leur tour, avec des différences politiques (Paellas, Motilones, Chillaos et Chachapoyas furent les plus importantes de ces communautés). |